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Zoom sur... le stade Geoffroy Guichard



Le stade Geoffroy Guichard  est surement le monument le plus médiatisé de Saint-Etienne, connu mondialement par les amateurs de football mais aussi et plus récemment de rugby via la coupe du monde en 2007.

Situé le long de l’A72, le Stade Geoffroy Guichard est dans le quartier du Marais. Il est entouré d’un parking, du complexe sportif de l’Etivalière et de quelques entreprises, notamment la boutique des Verts des concessions automobiles.

A l’origine, le stade n’était qu’une parcelle de terrain de 40 000m2 appartenant à Geoffroy Guichard, fondateur du Groupe Casino.
En 1930, une société est créé et récolte plus de 600 000 francs qui lui permet de créer la première tribune. Elle sera nommée au nom du propriétaire du terrain. Cette tribune est confiée aux architectes du stade olympique de Collombe : la référence à l’époque, Les premiers travaux sont délicats en raison de la zone marécageuse et le but premier est de niveler pour avoir un sol homogène. Une fois les travaux terminés, le stade peut alors accueillir 10000 personnes avec la main courante et le tribune A l’origine ce stade se veut omnisport et se dote d’une piste d’athlétisme.

Il est inauguré en 1931 à l’occasion d’un match de rugby opposant le stade forezien universitaire (ancêtre du CASE Rugby) et l’AS Montferrandaise.
Par la suite, l’AS Saint-Etienne dispute son premier match officiel sur son terrain le 17 septembre 1933 face à Nice et se fini par une victoire 3 à 2 pour les verts.

En 1936, deux buttes de terre sont mises en place derrière les cages et en 1938, une deuxième tribune latérale est construite qui deviendra par la suite la tribune Henry Point. Ces deux réaménagements portent la capacité à 15 000 personnes.

Durant l’année 1957, de nouvelles modifications apparaissent avec la suppression de la piste d’athlétisme, ce qui permet un rapprochement des tribunes de la pelouse et d’augmenter encore une fois la capacité.
En 1965, le stade est racheté par la ville de Saint-Etienne contre 135 millions de francs et la ville loue le stade à l’ASSE pour 1 franc symbolique.
La ville s’engage à poser d’immenses pylônes d’éclairage qui deviendront un repère pour tous les supporters des verts.

Le stade connaît sa première joute européenne face au écossais du Glasgow Rangers avec une victoire à la clé 2-1. Les gradins en terre sont, durant cette période, reconstruit en béton. Avec les premières rencontres européennes, l’ASSE est amené à jouer dans de grand stade et Roger Rocher s’en inspire pour structurer  le club en créant ses bureaux administratifs dans la tribune permettant d’asseoir le club dans ses meubles.
Le club obtient son surnom de « Chaudron » durant ces années là, en grande partie grâce à l’effet « à l’anglaise » qui permettait de faire une caisse de résonnance puissante mais aussi avec les fumées des cheminées des usines alentours retombaient sur la pelouse certains matchs qui faisaient penser à un chaudron qui bouillit. Ce surnom a été repris pour la première fois dans le quotidien La Tribune – LE PROGRES. 


Avec l’obtention de l’Euro 1984 de la France, Geoffroy Guichard entre dans une nouvelle ère, celle de l’accueil de grands évènements. A ce titre, il accueille quelques matches dont un France - Yougoslavie (ce jour là, Michel Platini inscrivit un triplé) et subit une lourde rénovation avec un balcon sur les tribunes latérales. La capacité possède à cette époque son affluence maximum de 48274 places. Et c’est sous cette forme que le stade réalise son record d’affluence de 47 747 contre le Lilles OSC, alors que le club est en deuxième division. Durant cette période, un concert géant de Bruce Springsteen se déroule à Geoffroy Guichard lors de sa tournée Born in the USA, auquel il donnera un chèque de 10 000$ aux chômeurs stéphanoises victime de la fermeture des mines, de Manufrance.

Après quelques saisons difficiles pour le club forezien, le Chaudron ne désemplit pas et dans les années 1990 arrive une nouvelle manière de supporter : le mouvement ultras. A Saint-Etienne, deux groupes de supporters ultras s’installent durablement en lors de la saison 1991-1992, avec les Magic Fans et les Green Angels dans le kop nord. A la façon des ambiances en Italie, ils organisent des animations et mettent le feu au kop nord. Depuis la saison 1997, les Green Angels se sont délocalisés dans le kop sud afin de répartir l’ambiance dans le stade. Aujourd’hui les deux groupes se sont développés et sont devenu le poumon du stade, avec un soutient sans faille à domicile comme à l’extérieur !

Ensuite, en 1994, la France obtient la plus prestigieuse des compétitions de football : la Coupe du Monde 1998. De ce fait, le stade est obligé de se mettre aux normes strictes de la FIFA et réalise de nombreux travaux notamment des barrière de séparation entre les tribunes, un nouveau système d’éclairage avec l’abandon des pylônes, des places assises sur tous le stade... Les alentours du stade sont également entièrement revus avec l’apparition de nouveaux parkings et accès. La Coupe du Monde permet au stade stéphanois d’accueillir quelques matchs dont le plus beaux matchs de la compétition Argentine-Angleterre.

Le stade voit sa capacité redescendre à 35 616 places mais l’aménagement des tribunes permet au stade Geoffroy Guichard de se diversifier avec l’accueil d’autres sports comme le rugby (France Fidji) ou d’organiser des concerts (Johnny Halliday, The Police).

Le stade a aussi organisé la Coupe des confédérations en 2003 et s’est vu entre autre offrir France-Japon. Cependant aucun aménagement n’a été fait pour cette compétition.

En 2007, la France obtient la Coupe du Monde de Rugby et malgré le fait que le rugby ne soit pas le sport le plus populaire de la région, la fête fût vraiment une belle réussite notamment avec l’accueil de l’Ecosse a deux reprises qui donna droit à de belles fêtes en ville.
Cette année là, l’AS Saint-Etienne réalise une belle saison et obtient sa première qualification pour une coupe d’Europe ce qui permit au Chaudron nouvelle génération de revivre des matchs européens.

Egalement, on peut noter qu’avec l’émergence du CASE Rugby et avec l’héritage de la Coupe du Monde 2007, le Stade Geoffroy Guichard est devenu également une terre de rugby. Il a accueilli le CASE Rugby pour sa demi finale de Fédérale 1 contre Bourg-en-Bresse et organise, la même année, la demi finale du Top 14 : RC Toulon-AS Montferrandaise.
La aussi, un engouement populaire est vécu avec le record de spectateur pour un match de Fédérale 1 et de Pro D2 pour le premier match des Casistes dans le Chaudron. Ceci engendrera l’accord du CASE Rugby et de la mairie pour la réception de quelques matchs dans le stade des verts alors que le XV de St Etienne est promu en Pro D2.

Enfin, le Stade Geoffroy Guichard accueillera pour la seconde fois la Coupe d’Europe des nations en 2016 et le stade subira son 3ème grand lifting de rang portant son affluence maximale de 41 000 places en rénovant entièrement les kops, fermant 3 angles et en réunifiant la toiture.


En bref, le stade Geoffroy Guichard a reçu la plupart des grands évènements sportifs que la France ait accueillis et à chaque fois le succès populaire fût au rendez-vous.

Zoom sur ... la Sainte Barbe

A Saint-Etienne et ses alentours, le 4 décembre est une date particulière: c'est la Sainte Barbe, patronne des mineurs.

Pour l'anecdote, l'histoire de cette sainte nous vient du Liban durant le IIIème siècle.
Le père de Barbe souhaitant protéger sa fille du christianisme l'enferma dans une tour a 2 fenêtres mais un prêtre chrétien déguisé en médecin est venu baptisé Barbe. Pour représenté le trinité, Barbe fit une nouvelle fenêtre dans sa tour, ce qui alerta son père.
Son père mis feu à la tour dans laquelle Barbe était retenu prisonnière mais Barbe réussit à s'échapper et elle alla se cacher. Elle fût repéré par un berger qui en fit part à son père, et fût arrêté et condamner à la torture.
Malgré les tortures, Barbe n'évoqua que son Dieu et suite à ça, elle fut condamner à mort pour sa foi.
En coupant la tête de sa propre fille, Dieu foudroya le père de Barbe.

De ce fait, la Sainte Barbe est la patronne des mineurs car elle protège du foudroyage et dans le cas des mineurs du terrible coup de grisou, véritable hantise des mineurs de fond.
Le 4 décembre était traditionnellement un jour payé et chômé par les entrepreneurs stéphanois et tous le monde se réunissait en cortège et partait du centre ville vers les mines dans lesquelles se déroulait par la suite, un vin d'honneur.

De nos jours perdurent la tradition du cortège populaire. Chaque année, le samedi soir le plus proche du 4 décembre, les stéphanois se retrouvent devant les marches de l'hôtel de ville et emmène une statue de Sainte Barbe sur le site de Couriot, site du musée de la mine.
Le cortège est animé de nombreux pétards, lumignons, fumigènes... et l'arrivé au musée de la mine donne droit à un feux d'artifice.

Donc si vous êtes dans la région stéphanoise un 4 décembre, rejoignez le cortège et immergez vous dans la culture stéphanoise.


Zoom sur ... les grandes démolitions stéphanoises

Saint-Etienne est une ville ouvrière et donc les années 1970 ont vu la création d'immeuble populaire.
Parmi ceux la, on peut retenir deux grands symboles stéphanois que sont la Tour Plein Ciel de Montreynaud et la Muraille de Chine remplacé depuis par le CHPL.

Pour commencer, la Muraille de Chine à Saint-Etienne était une barre HLM situé sur le quartier de Beaulieu-Monchovet. Commencé en 1962 et terminé en 1965, le bâtiment était le plus grand d'Europe lors de sa création avec 19 étages sur 270 mètres de long, soit 450 logements.
L'immeuble, symbole du sud de la ville, à été dynamité le 27 mai 2000 et a été remplacé par le Centre de l'hospitalisation privée de la Loire qui est la plus grande structure privée de la Rhône Alpes.
Pour information le dynamitage a mis à bas ce mastodonte en moins de 10 secondes et ce fut la première fois qu'un bâtiment de cette taille se faisait détruire en Europe en un seul coup.

Mais aussi, et plus récemment, un autre symbole de l'urbanisme stéphanois a disparu...
Au même titre que la Tour Eiffel à Paris, Fourvière à Lyon ou la Bonne mère sur Marseille, la Tour plein ciel de Montreynaud veillait sur Saint-Etienne et était visible depuis les quatre coins de la ville.
La spécificité de la Tour résidait en un enorme chateau d'eau sur son toit.
Construit entre 1970 et 1074, la tour était composé de 18 étages et son sommet s'élevait à plus de 92 mètres du sol. Le château d'eau avait une capacité 1000 mètres cube et la coupole était unique en Europe.

Le projet d'urbanisation à l'époque se basait pour réaménager un quartier avec une clientèle de cadre mais la crise de 1973 a été le premier coup dur pour cette tour puisqu'une quarantaine d'appartement ne trouveront jamais de propriétaire.
De plus, ce type demandant beaucoup d'entretient est devenu un gouffre financier avec un taux d'endettement catastrophique.
Le 30 décembre 2000, un incendie est subvenu au 11ème étage et l'intervention des pompiers mettront en évidence de nombreux dysfonctionnements, ce qui engendrera la décision finale de la destruction de l'immeuble en 2009.
En effet, le 27 juin de cette année 2009 est organisé un référendum pour la conservation de la Tour, mais la réponse est en faveur de la démolition de la tour (73% avec seulement 318 votes sur 12000 attendus)
La tour Plein ciel a disparu le 24 novembre 2011 dans un nuage de fumée après un foudroyage et laissera place à un espace vert.

Les deux démolitions de ces deux monuments laisseront à jamais un vide dans l'urbanisme stéphanois pour les nostalgiques de la culture stéphanoise et pour les amateurs de l'Histoire de cette ville...

Zoom sur ... la boule Obut


Vous pensiez que la Pétanque était un jeu seulement sudiste ?? Et bien non !!
Saint-Bonnet-le-Château en est le berceau historique au point d’être reconnue sous le nom de Capitale mondiale de la boule de pétanque.
En effet, en 1930, Jean Blanc et son ami Louis Tarchier eurent l’idée de remplacer les boules en bois par des boules d’acier et firent de ce sport ce qu’il est devenu aujourd’hui !!

Ce jeu, pratiqué au temps des pharaons en Egypte ou pendant l’ère romaine a fait sa renaissance dans cette commune de la Loire
En effet, c’est en 1955 que Fréderic Bayet et Antoine Dupuy ont décidé d’assembler leurs savoir-faire de serrurier et de mécanicien dans le but de fabriquer des boules de pétanque. La marque Obut nait alors.

En 1958, les deux hommes s’associent à la famille Souvignet et commence à récolter les fruits de leur travail pour devenir l’entreprise leader du marché de la distribution de boule de la pétanque.

Aujourd’hui l’entreprise est toujours sous le contrôle de la famille d’origine, possède 120 employés et a réaliser un CA de 15 millions d’€uros en 2007, ce qui en fait est leader du secteur avec 80% des boules de pétanques dans le monde. Pour l’anecdote, l’entreprise utilise pas moins de 4000 tonnes d’acier pour confectionner leurs boules et utilise tout leur savoir-faire et les technologies de pointe les plus avancées.
L’entreprise possède également son musée retraçant l’histoire de la boule de pétanque.

Au programme de la visite de ce musée créé en 1991, c’est de voir l’évolution du sport et de la boule à travers les temps, le mode de fabrication des boules, mais aussi de la tradition car nulle partie de pétanque peut se faire sans la « Fanny »... Le tout avec des clins d’œil au Pagnol, Raimu ou autre Fernandel.

Ce musée est ouvert du 1er avril au 31 octobre de 14h30 à 17h30 tous les jours et 15h-18h les weekends et jours fériés et s’adresse à tout les pointeurs et les tireurs chevronnés ou amateurs.







Zoom sur ... Saint-Chamond





Saint-Chamond est une ville de la Loire avec un lourd passé industriel. Elle compte environ 40 000 Saint-Chamonais ou Couramiauds et est la troisième plus grande commune de la Loire. Elle est la fusion entre plusieurs ville en 1964, devenues aujourd’hui de simples quartiers (Saint-Martin-en-Coailleux, Saint-Julien et Izieux)
La ville est traversée par le Gier qui est aujourd’hui pratiquement couvert de partout. On peut le voir seulement à partir de Saint Julien.





On appelle les Couramiauds comme cela en raison d’une ancienne tradition lors de la Saint-Jean, qui était de mettre le feu à un mat avec à son sommet une cage en osier dans laquelle y était un chat noir. Une fois le mat consumé et la cage tombée, le chat prenait la fuite et les Saint-Chamonais se mettaient à lui courir après. D’où l’expression « Courre à Miaou » qui fut détourné pour faire le gentilé des habitants de Saint Chamond.
Cette fête est toujours pratiquée mais des chats en carton ont remplacé les véritables chats noirs symbolisant le démon.

A l’origine, Saint Chamond n’était qu’un point de garde d’un aqueduc approvisionnant la ville de Lugdunum en eau depuis la source du Gier situé dans le Pilat.
La ville de Saint Chamond fut depuis une seigneurie importante de la région, capitale du Jarez, et on peut voir de cette époque de nombreux vestige tel que la Maison des Chanoines, devenu depuis un restaurant, l’Hotel Dieu, l’église Saint-Pierre ou encore le couvent des Minimes, actuellement la Mairie.



La ville de Saint Chamond était principalement bâtie sur la colline Saint-Ennemond,, qui était un évêque de Lyon qui fit bâtir une chapelle sur cette colline. On doit le nom de la cité à cet évangéliste qui a subit une déformation phonétique:
Saint Ennemond -> Sa Annemond -> Sanchamond -> Saint-Chamond

Durant la révolution, le château de la seigneurie en place sur cette colline est pillé puis détruit. Seul les écuries ont résisté à cette destruction et est de nos jours la Grand’Grange, lycée professionnel.

Sous Napoléon III, Jules Duclos (maire de l’époque) fit se dresser un des premiers grands barrages de France, le barrage de la Rive qui est toujours en eaux.

MM Pétain et Gaudet, maitre de forge à Rive de Gier (commune voisine) créent avec Germain Morel, une forge qui deviendra « la Compagnie des hauts fourneaux, forges et aciéries de la Marine et des Chemein de fer »  avec pour associé James Jackson. Ensemble ils créeront la première fabrique d’acier fondu en France.

En 1880 et grâce à une industrie créée par Charles François Richard et son fils, Ennemond Richard, Saint Chamond devient la capitale mondiale du lacet. L’industrie de la soie et de la teinturerie sont également très présentes, notemment à Izieux avec la teinturerie Gillet.

Durant les deux guerres mondiales, le site de Giat industrie implanté à Saint-Chamond à vu la création du char Leclerc, un des premier véhicule blindé ! 
Au même titre que les autres villes de la vallée du Gier, Saint-Chamond est une ville où l’on extrait de la houille et voit son déclin dans les années cinquante. A partir de là, les aciéries et forges Couramiaudes se regroupe et forme le groupe Creusot Loire. Ce groupe comprend 28 usines dans tout le sud de la Loire et emploi 3100 saint-chamonais dont quelques grands noms comme Aimé Jacquet. Cependant, avec la chute de la sidérurgie, Saint-Chamond a vu disparaître Creusot Loire en 1984.

Depuis la ville a dû se reconvertir, se qui fût très difficile, mais peu se vanter d’avoir encore quelques entreprises de renom internationales comme le Groupe Zannier par exemple, groupe leader dans le textile pour enfant.

Saint-Chamond possède une grande partie de sa superficie à la campagne et est voisine à quelques paysages magnifiques tel que le Crêt de la Perdrix, qui est le point culminant du massif du Pilat avec 1434m d’altitude, le Crêt de l’Oeillon avec une vue sur la vallée du Rhône mais aussi sur le massif du Mont Blanc lorsque le temps est dégagé et aussi de la cascade du Saut du Gier. 
Le sport a Saint-Chamond se manifeste surtout autour du basket (le SCB est en National 2) et de la gymnastique et du handball (7ème plus gros club de France en nombre de licenciés).


Certains grand nom de l’histoire sont passés par cette ville, notamment Jean-Jacques Rousseau, Antoine Pinay (maire de Saint-Chamond, Président du Conseil et Ministre des finances sous De Gaulle et Debré) ou Alain Prost.

Egalement, la ville de Saint-Chamond possède une gare SNCF, qui a marqué tous les voyageurs empruntant la ligne Saint-Etienne - Lyon en raison de l’accent très prononcé du chef de gare.
A noter aussi que Saint Chamond a été une des premières villes de France à posséder une piscine à vague avec le complexe nautique Roger Couderc.





Zoom sur... le Gaga stéphanois


Le parler Gaga ou, Gaga stéphanois, est un langage populaire utilisé dans la région stéphanoise. Comme le langage lyonnais, avec lequel il partage quelques mots, le patois stéphanois prend sa base dans le langage franco-provençal : l’Arpitan, et est la langue de référence parlée à Sainté jusqu’il y à peu.

Le terme Gaga est par ce biais le surnom de l’habitant stéphanois.
Un certain nombre de termes prennent leur origine dans les campagnes et dans le passé industriel de la ville : la mine, la métallurgie/sidérurgie et le tissage, bien que ces activités appartiennent désormais davantage au passé qu'au présent.


Avec une prononciation forte où les « a » sont fermés et deviennent des « o », les « on » et les « an » sont nasalisés ou encore les « e » mangés au point qu’un atelier devienne un at’lier, le gaga est une langue très drôle pour toutes les personnes non initiées.
L’accent gaga est légèrement trainant et les Guignols de l’info se donnent à cœur joie de l’accentuer lorsqu’ils parodient Aimé Jacquet.

Voici quelques exemples de mots et expressions régionales typiques du Gaga:

Ablager : accabler.
Aller au match: aller voir jouer les verts (pas besoin de préciser le match)
Abouser (s') : tomber
Appeger : donner un coup
Apincher : voir, guetter, épier.
Arraper : adhérer.
Arriver à point d'heure: être en retard


Avoir la lourde: avoir des vertiges


Avoir le vezon: être énervé


Avoir les gonfles : être prêt à pleurer
Avoir le babo : broger du noir
Babet : Pomme de pin.
Badabet ou Badabeu : niais, un peu attardé mental (le second est plus rustre)
Baraban : pissenlit
Bazut : bête, idiot
Belêt : prononcé b'lai copain
Berchu : à qui il manque une ou plusieurs dent(s)
Beauseigne, bichette: Exclamation exprimant la pitié ou, le plus souvent une tendre sympathie.
Bobiat : idiot
Bisangoin (de) : de travers
Boge : sac de toile grossière, cartable
Broger : réfléchir, penser, ressasser des idées noires.
Bronquer : cogner
Burle (çà) : il fait froid, il vente


Cafi : plein
Cafuron: Petite fenêtre
Cacasson (à) : accroupi.
Cenpotte : tonneau contenant de cent à cent-vingt litres.
Cuchon : amas, beaucoup.
Couratter : courir, vagabonder
Cuche : diphtongue de cuchon exprimant la sensation de sassiété gustative.
Démachurer : dénoircir.
Débarouler : Dégringoler « il a débaroulé les escaliers »
Dégobiller : vomir
Dépenailler : être débrailler, avoir les vêtements mal mis
Ébarioles: vertige
Ébravager (s') : s'effaroucher.
Émaseler (s') : écorcher « Fouilla ! Il s'est tout émaselé »
Encarfourner : Se trouver ratatiné dans un espace réduit de manière inconvenante.
(s')enquiller des canons : boire des verres de vin


Fouilla: mot intraduisible
Gandou : éboueur
Garagnas : gamin chahuteur
Gongonner : bougonner, grommeler.
Lever les broches : mourir
Mâchurer : noircir, salir.
Manger  les barabans par la racine : être mort


Mouillé de chaud : être en sueur, transpirer


Passer sous le tram : se couper les cheveux
Pétafiner : abîmer, gâcher.
Piat : morceau de chiffon.
Pitancher : boire des coups
Regretteux (autre version de regretou) : quelqu'un de délicat qui éprouve facilement de la répugnance.
Rencontrer une charrette: être retardé par quelqu'un


Rentrer plan-plan : rentrer tranquillement


Sampille (d'où le verbe sampiller) : guenille.
S'être oublié : avoir dormi trop longtemps et être en retard


Se casser la margoulette :  tomber


Se ménager : prendre soin de sa santé


Se mettre en caisse : avoir un arrêt maladie


Tâcher moyen: faire en sorte que


Taillé comme un bouchon de radatieur: tout petit, moins que rien


Tarauder à sec: avoir soif


Vois-tu-moi-le: regarde-le

Certains des mots ci-dessus sont employés régulièrement par les stéphanois qui ignorent le fait que ce mot n’est pas comprit de tous. 

Zoom sur ... le bassin houiller de Loire Sud





Nous ne pouvons parler de culture stéphanoise sans évoquer le bassin houiller de la Loire. Ce bassin fut en effet le premier bassin exploité en France, dès les années 1860.
Le bassin minier sera concurrencé par le bassin du Nord Pas de Calais mais l'avantage de l'utilisation du Gier et du Rhône, permettant de distribuer par voies fluviales l'ensemble du Sud-Est de la France (de Lyon à Marseille), permettra au bassin de la vallée du Gier d'être leader jusqu'à la fin du second empire.
Malgré la bénédiction de Sainte Barbe, quelques grandes catastrophes sont constatées, et pour la plupart liées au grisous (130 accidents et la mort de plus de 3000 Gueules noires entre 1860 et 1890). Durant les guerres mondiales, le secteur du charbon à Sainté est le poumon économique et le besoin en main d'oeuvre a nécessité l’immigration de nombreux mineurs d'origines étrangères, d'abord des étrangers d'autres régions puis d'autres pays (notamment le Maghreb).

Les années passent, les mines se sécurisent mais le nombre de puits en activité décroit et l'extraction de l'or noir commence à battre de l'aile...
En effet, le secteur a décliné à partir de 1930, et l'extractions voit sa fin annoncé dès 1950, constatant sa production diminuer de 4 millions de tonnes par an dans les années d'entre-deux-guerres à 1,5 million de tonnes dans les années soixante-dix puis à 240 000 tonnes dans les années quatre-vingt… En tout, c'est plus de 500 millions de tonnes qui ont été extraites des mines stéphanoises.


De plus, en hommage a cette époque est né un musée sur le site de Couriot.

Zoom sur... les armoiries de Saint-Etienne


Les armoiries de la ville de Saint Etienne ont été adoptées par le conseil municipal le 22 décembre 1961 par M. Robert Louis en collaboration avec le service des Archives.


Les armoiries sont composées d’un blason sous forme d’écu d’inspiration médiévale avec une pointe inférieure en ogive. L’écu est surplombé par une couronne murale à 4 tours qui est soutenue par une branche de chêne dorée à droite et d’une de laurier, dorée également, à gauche. Ces deux branches sont liées par un nœud de gueule.


La description héraldique du blason est : « D’azur à deux palmes d’or en sautoir cantonnées en chef d’une couronne royale fermée du même et de trois croisettes pierrées d’argent deux aux flancs, une en pointes »


Les palmes du blason renvoient au premier martyr de l’Eglise. Celui-ci prénommé Etienne, inaugura le culte des Saints dans la Chrétienté.
Les trois croix symbolisent le Trinité, et celles-ci sont terminées par des pierres qui sont le symbole de la lapidation d’Etienne à Jérusalem.

La couronne royale est le symbole du désir de la bourgeoisie stéphanoise à s ‘émanciper de la tutelle des seigneurs de Saint-Priest. De plus les couleurs dominantes sont le bleu et le jaune qui sont les couleurs du blason des rois de France.


Les premières armoiries de la ville de Saint Etienne furent, jusqu’en 1667, celles de la famille de St-Priest. Après, et sous l’impulsion du peuple stéphanois, le Parlement décide de prononcé que les armoiries de la cité de Saint Etienne étaient indépendantes et elles prirent les mêmes symboles que le blason actuelle mais avec une disposition différente.
A travers les époques, divers symboles de la ville furent ajoutés puis retirés comme par exemple les fameux fusils stéphanois symbole de la Manufacture d’arme.