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Zoom sur ... la maison Troisgros

La maison Troisgros est une affaire de famille, 3 générations ont apporté peu à peu leur pierre à l'édifice, Marie et Jean Baptiste Troisgros, puis les très célèbres frères Troisgros Pierre et Jean qui obtiendront leur première étoile au guide Michelin en 1955, la seconde en 1965 et enfin, la 3ème symbole ultime de la gastronomie française, désormais, la 3ème génération a pris le relais, Michel Troisgros.



La Maison Troisgros, restaurant 3 étoiles au guide Michelin depuis 1968 et gratifié d'un 19/20 par Gault et Millau qui le nommera de "meilleur restaurant du monde". Michel Troisgros propose également de déguster sa cuisine de tradition au "Central" (Brasserie de la Maison Troisgros) à Roanne, mais aussi à Iguerande "la Colline du Colombier » pour une cuisine plus du terroir, ainsi que dans de grandes capitales tel que Paris "la table du Lancaster", à Moscou "le Koumir" et à Tokyo "Cuisine Michel Troisgros".
La Maison Troisgros est aussi doté d'un hôtel 4 étoiles dans lequel le but premier était que le client se trouve dans un cocon comme à la maison. En plus de la création d'un sauna, la culture familiale a perduré mais mêlé à la modernité. En plus de tout ça, une bibliothèque repose en ces lieux avec des ouvrages culinaires provenant du monde entier sont répertoriés. 

Quelques grands noms de la gastronomie sont également passés par la maison Troisgros, Bernard Loiseau, Marc Haeberlin, Guy Savoy pour ne citer qu'eux...

Pour l'anecdote, certaines séquences du film d'Etienne Chatiliez "le bonheur est dans le pré" ont été tournées dans cette maison. Aussi, la spécialité historique de la famille Troisgros étant le saumon à l'oseille, la gare de Roanne portait une couleur saumon en hommage au fameux plat.

Rien que la carte est un délice pour les yeux, la voici pour vous en faire une idée!






Zoom sur ... la râpée

Parler de gastronomie et la culture stéphanoise ne peut se faire sans évoquer la râpée!!
La râpée est le plat stéphanois par excellence. 

En fait, la râpée est un plat à base de pomme de terre râpées avec lesquelles on bat des oeufs et que l'on fait cuire.
Le résultat est une parfaite galette de pomme de terre appelé râpée dans le Forez mais repris par nos voisins ardéchois et lyonnais sous d'autres appellations.
En voici une photo pour que vous puissiez vous en faire une impression visuelle, et on espère pour vous que vous en mangerez rapidement! Bon appétit !!


PS: la râpée stéphanoise n'a aucun lien avec le "Quai de la râpée" du métro parisien, ce qui provoque malgré tout l'amusement de beaucoup de ligériens lors de leurs passages sur Paris...


Zoom sur... La Praluline

En plus de la Maison Troisgros, Roanne a la chance d'avoir un deuxième grand symbole gastronomique. La Praluline de la chocolaterie Pralus. La Praluline est une brioche pralinée au beurre.

Elle a été créé par le fondateur de l'enseigne Pralus, Auguste Pralus en 1955 lorsqu'il fut couronné meilleur ouvrier de France.

Cette brioche, spécialité de la maison en fait aussi sa renommé. Pour preuve de son succès, il se vend chaque année 100 000 pralulines bien que le tarif soit un peu élevé pour une brioche (14,95€ la Praluline pour 4 pers.)

Pour plus de rêve, vous pouvez vous rendre ici.



Zoom sur ... la fourme de Montbrison



La fourme de Montbrison est un fromage à pâte persillée produit essentiellement dans les Monts du Forez (dans 28 communes ligériennes et 5 du Puy-de-Dôme). 
Son nom provient du mot latin forma qui était un récipient dans lequel on caillait le lait.

D’abord bénéficiant d’une Appellation d’Origine Contrôlée commune avec la fourme d’Ambert depuis 1972, l’AOC se sépare  par décret en 2002. Dernièrement, la Fourme de Montbrison est aussi reconnue avec l'Appellation d’Origine Protégée.

Pour information, quelques 504 tonnes de Fourme de Montbrison ont été produites en 2003.

Sa fabrication suit un processus spécifique. Provenant du lait de vaches élevées à l’herbe des Monts du Forez, le fromage subit un salage en cours de moulage et est couché sur des chéneaux d’épicéa.
Pendant cette étape, le Maitre fromager retourne la Fourme d’un quart de tour toutes les douze heures pendant une durée de huit jours.
S’ensuit alors la période d’affinage qui dure plusieurs semaines et durant laquelle le fromage est piqué par de longues aiguilles afin d’encourager le développement des fameuses marbrures bleutées.




Les fourmes étaient à l’origine affinées dans des jasseries. Les jasseries sont de petites habitations au toit de chaume ou de tuile rouge, dans laquelle se trouvait le logis, l’étable, une cave à fromage au rez-de-chaussée, et un grenier à fourrage au dessus. De plus ces maisons étaient souvent en aval d’une source qui était canalisée et traversait la jasserie afin d’évacuer le purin de l’étable et créer une hygrométrie suffisante pour l’affinage du fromage dans la cave à fromage.



Se dégustant aussi bien chaude que froide, on peut s’essayer à de nombreuses préparations culinaires. En effet, on peut, par exemple, la retrouver sur des toasts grillés dans une salade forezienne ou dans une tartifourme (tartiflette ou le Reblochon est remplacée par la Fourme), ou bien encore dans un gratin de pomme de terre.

Chaque premier weekend d’octobre se tient la fête de la Fourme à Montbrison. Au programme, défilé de fanfares, confettis et autres chars ainsi que de nombreux artisans exposant la fameuse fourme. La bonne ambiance y est garantie et la 50ème édition aura lieu en 2012!


A noter qu’un Musée de la Fourme et des traditions peut se visiter à Sauvin (la capitale de la Fourme), pour plus de renseignement cliquez-ici.

Bon appétit !